Jaouad Zairi
Jaouad Zaïri, né le 14 avril 1982 à Douar Jjalla (région de Taza (Maroc)) est un footballeur international marocain.
Biographie
Jaouad Zaïri a débuté sa carrière professionnel en août 2000 au sein FC Gueugnon, une saison plus tard, il est transféré au Sochaux !FC Sochaux ou il passera plusieurs années. En janvier 2006, il est prêté 6 mois au club saoudien d'Al Ittihad Djeddah. Par la suite, il est transféré à Boavista, mais sera prêté 6 mois plus tard (janvier 2007) au Nantes !FC Nantes avant de revenir au club portugais en mai 2007.
En septembre 2007, Zaïri tente l'expérience grec au sein du club de PAE Asteras Tripolis où il passera toute une saison. Il prolongera cette expérience pour la saison 2008/2009.
Palmarès
2003 : Finaliste de la Coupe de la Ligue de football avec le FC Sochaux-Montbéliard
2004 : Finaliste de la CAN 2004 avec l'équipe du maroc
2004 : Vainqueur de la Coupe de la Ligue de football avec le FC Sochaux-Montbéliard
Statistiques
Ligue 1 : 95 matchs, 5 buts
Ligue 2 : 28 matchs, 3 buts
Championnat du Portugal de football : 6 matchs
Coupe UEFA : 10 matchs, 2 buts
Championnat d'Arabie Saoudite : 14 matchs
Source wikipedia
Né le 17 avril
1982 à Douar Jjalla (Taza), Jaouad Zairi a longtemps été considéré
comme un joueur individualiste en raison de son appétit du
dribble. Jaouad Zairi semble aujourd’hui avoir mûri et utilise
ses qualités au service du collectif sochalien. L’ailier
marocain pourrait ainsi rapidement faire son trou parmi les
meilleurs attaquants de L1. Portrait d’un vice-champion d’Afrique
en pleine ascension
Lorsque vous jouez face au FC Sochaux-Montbéliard, il ne fait pas bon être arrière
gauche. Car quand arrive face à vous Jaouad Zairi, vous avez de
fortes chances de vous retrouvez par terre, assommé par ses
dribbles percutants. L’histoire de cet artiste du ballon a débuté
à Mâcon, en Saône-et-Loire. « J’ai quitté le Maroc
lorsque j’avais deux ans, raconte le jeune attaquant doubiste.
La famille s’est installée à Mâcon. C’est là que j’ai
commencé à jouer au football. Chez moi, tout le monde aimait le
foot et tapait dans le ballon pour s’amuser, pour garder la
forme, mais le foot n’a jamais été pratiqué à un haut
niveau. » Mais le petit Jaouad, lui, développe dès son
plus jeune âge une qualité qui deviendra sa marque de fabrique
le dribble. « Dribbler, chez moi c’est quelques chose de
naturel, explique-t-il. Je ne travaille pas vraiment cela. Ça
vient tout seul. Depuis l’époque où j’étais gamin, quand on
jouait dans la rue. C’est peut-être le manque de place, à l’époque,
qui m’a forcé à jouer comme ça. »
En grandissant, le rêve devient un objectif. Le Marocain veut gagner sa vie en
jouant au foot, et fait tout pour y parvenir « Devenir
footballeur professionnel était une obsession. D’ailleurs,
j’ai envoyé des tas de lettres dans tous les clubs pour pouvoir
aller faire des essais. Au départ, je les envoyais aux clubs pas
très éloignés de chez moi, puis après j’ai essayé les
grands clubs comme Saint-Étienne. Mais bon, toutes les réponses
me disaient que les centres de formation étaient complets. Tout
cela ne m’a pas découragé. Et un jour, j’ai été repéré
par le FC Gueugnon où j’ai fait un an de sports-études avant
d’intégrer le centre de formation. » Voilà l’histoire
en marche, et Zairi débutera en 2000 avec les pros bourguignons
Quelques mois auparavant, il a vécu la première déception de sa carrière.
Alors qu’il est encore en moins de 17 ans, en mai 2000, Gueugnon
dispute et remporte la Coupe de la Ligue au Stade de France face
au PSG (2-0). Pourtant, Jaouad Zairi espérait bien disputer ce
match. Et il n’imagine pas que ce n’est que le début d’une
véritable malédiction des finales qui s’abat sur lui depuis
quatre ans. Après s’être révélé en 2000-2001 chez les
Forgerons (28 matchs, 3 buts), l’attaquant marocain rejoint
Sochaux et Jean Fernandez lors du retour du club doubiste en Ligue
1. Et déjà, il veut jouer, encore et toujours. « Pour moi,
un joueur ne pourra progresser que s’il joue régulièrement,
c’est aussi une histoire de confiance » assure-t-il.
Jaouad progresse sous les couleurs du FCSM, mais foule moins les
pelouses qu’il l’espérait, puisqu’il dispute seulement 46
matchs entre 2001 et 2004
De plus, il manquera les deux finales de Coupe de la Ligue disputées par
Sochaux en 2003 (1-4 face à Monaco, non retenu dans le groupe) et
2004 (victoire aux tirs au but face à Nantes, suspendu). Et cette
dernière laissait beaucoup de regrets à Zairi, puisque sa
suspension était due à des cartons jaunes idiots, des fautes de
jeunesse en quelque sorte. La semaine précédant la finale, il
avait le moral proche de zéro « Quand Gueugnon était
en finale de la Coupe de la Ligue contre le PSG, j’étais trop
jeune, et l’an passé, avec Sochaux, je n’étais pas dans le
groupe. Cette fois, c’était vraiment le moment de la faire, et
franchement, je suis dégoûté. » La victoire des siens lui
redonnera le sourire, d’autant plus que cette année 2004 lui
avait également permis de briller lors de la CAN, en Tunisie.
Avec lui, le Maroc a effectué un brillant parcours jusqu’en ...
finale, perdue face au pays organisateur (1-2). La veille, Jaouad
a été malade, et n’a pu disputer que quelques minutes de la
finale. Maudit, on vous dit !
Mais cette Coupe
d’Afrique a complètement libéré et révélé Jaouad Zairi, très
fier d’avoir porté haut les couleurs de son pays. « Jusqu’à
la demi-finale, je faisais des matchs comme je suis capable d’en
faire, mais je ne l’ai pas toujours fait à Sochaux. Il faut
maintenant que je montre le même niveau en France » déclarait-il
à son retour en Franche-Comté, ajoutant que ce parcours était
vraiment inattendu « Ce que nous avons réalisé en
Tunisie était fabuleux. Il est vrai que personne ne s’y
attendait, y compris nous-mêmes. » Et à son retour en
France, Zairi trouve un peu plus grâce aux yeux de son entraîneur
Guy Lacombe, et se fait enfin une place dans l’effectif
sochalien « Je sens que je progresse, que je deviens
de plus en plus efficace, se satisfaisait-il en fin de saison
dernière. J’essaie au maximum de pouvoir jouer pour mes
partenaires, pour centrer au bon moment. J’apprends à faire la
part des choses, à dribbler quand c’est nécessaire et à
donner le ballon quand c’est préférable. » Car le pêché
mignon de Jaouad jusque là, c’est de constamment en faire trop
en abusant de son dribble
« J’ai toujours respecté son coté dribbleur à condition qu’il n’en
abuse pas, explique Guy Lacombe. Le dribble existe toujours mais
plutôt comme solution d’appoint alors que Jaouad s’en sert
encore comme une arme à l’état pur. » Mais même ses coéquipiers
entrevoient ses progrès depuis janvier dernier et ne brident pas
Zairi « On sait que si ça marche, il peut effacer
trois défenseurs sur deux mètres. Après, ça peut profiter à
tout le monde. Il faut reconnaître qu’il a tout de même
simplifié son jeu particulièrement depuis qu’il est revenu de
la CAN. » L’intéressé a donc accepté de faire des
concessions pour le bien de son équipe et le sien, même s’il
ne pourra jamais s’empêcher d’imiter les artistes qu’il
aime tant. « Le dribble, c’est quelque chose qui a
toujours animé mon jeu. Sur un terrain, j’aime le spectacle.
Quand je vois des joueurs comme Ronaldo, ou Ronaldhino, je me régale.
Ce sont ces joueurs-là qui provoquent, qui dribblent, qui me font
rêver. Il y a en a de moins en moins, c’est rare, mais je veux
essayer d’être de ceux là, un jour. » S’il poursuit sa
montée en puissance (déjà 15 matchs et 3 buts toutes compétitions
confondues cette saison, alors qu’il a été blessé trois
semaines), Zairi peut aller très haut
Après plusieurs années mi-figue mi-raisin, Jaouad Zairi a donc trouvé, à 22
ans, le chemin de la maturité. Sochaux et l’équipe nationale
marocaine s’en frottent les mains. Même si celui qui compare le
football à « de l’improvisation » ne perdra sans
doute jamais son penchant pour la provocation balle au pied.
« On me demande de simplifier mon jeu et je trouve ça
normal. Mais je ne pourrai jamais m’empêcher de tenter un petit
quelque chose en match. Je crois que les gens aiment ça
Jaouade Zairy Jawad Zayiri